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La LDJ se vante de nouvelles violences ayant laissé une personne dans le coma


> http://www.europalestine.com/spip.php?article8360

 Silence radio. Le gouvernement, comme la plupart des médias, ne donnent aucune information sur une nouvelle « ratonnade » de la « Ligue de Défense Juive » (LDJ), qui se vante d’avoir laissé une personne dans le coma, ce dimanche à Paris !

 Nous apprenons par la Ligue de Défense Juive elle-même, qu’elle a organisé ce dimanche 2 juin 2013, une nouvelle « descente » de sa milice à Saint-Mandé et dans le 12ème arrondissement de PARIS.

 Rédigé dans un français très approximatif le « Communiquer » (sic) précise que « La LDJ a riposter comme il se doit face à une bande de racailles venue provoquer sur Saint-Mandé (94), une jeune racaille est dans le coma, merci d’éviter d’annoncer sa mort…nous appelons à être vigilant, à nous signaler toute « bande » suspect, nous intervenons très rapidement ».

 Ainsi, non seulement cette milice se vante de violences ayant abouti à ce qu’un jeune homme soit hospitalisé (dans le coma ?), mais encore elle se propose, sur simple signalement, d’intervenir très rapidement pour corriger tous « suspects ».

 Le caractère « suspect », notion au demeurant très subjective, justifiant à lui seul un lynchage rapide et efficace.

 En quelques minutes, sur le profil de la LDJ, 45 personnes déclaraient « aimer ça ».

 Mais, après la suggestion, pas totalement dénuée de bon sens, d’une certaine Déborah P., faisant partie des recrues féminines de cette milice, ce communiqué était rapidement effacé. Cependant, quelques captures d’écran avaient déjà été faites.

La LDJ rédigeait alors un nouveau communiqué pour expliquer avoir réagi dimanche en représailles, après qu’un jeune juif ait été frappé par une « racaille », le vendredi précédent.

 Il importe de relever, que de manière systématique, la LDJ tente de justifier ses agressions en se présentant comme victime ayant répondu à une précédente agression ou provocation.

 La LDJ a revisité à sa manière la notion de légitime défense, qui devient légitime agression.

 Or, y compris dans l’hypothèse où une personne aurait été frappée par une autre, deux jours avant, cela ne saurait justifier qu’une milice raciste vienne en force et en armes, régler ses comptes et tenter de faire régner sa loi sur tout un quartier.

 A noter que cette descente très violente et spectaculaire, n’a, comme à l’accoutumée, pas passionné les médias traditionnels.

 Cependant, le CRIF s’est foulé d’un communiqué visant, a priori, à se démarquer de cette organisation en précisant qu’elle n’est pas membre du CRIF. Mais ce texte a cela de remarquable qu’en quelques lignes il parvient à stigmatiser les victimes de l’agression (laquelle devient « affrontements ») tout en dénonçant l’implication de la LDJ.

 Le CRIF fait sienne la version de la LDJ en évoquant une très probable « agression inadmissible d’un jeune juif le vendredi précédent », qui expliquerait une très réelle agression (admissible ?) de jeunes non juifs le dimanche suivant.

 Au final, les victimes sont plus énergiquement condamnées pour de soi-disant appels à la vengeance qui circuleraient par SMS, que les agresseurs dont l’implication est simplement, dénoncée.

 Mais qu’attend le gouvernement pour appliquer les dispositions de l’article L212-1 du Code de la Sécurité Intérieure qui prévoit la dissolution des groupes de combat ?

 Sinon, comment ne pas laisser penser à la population que cette milice bénéficie d’une totale impunité…

> CAPJPO-EuroPalestine