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Syrie : Après Al Qusseir, Alep!!,


IRIB
vendredi, 31 mai 2013 02:16

par Mireille Delmarre

IRIB-Alors que le quotidien Le Monde voudrait faire croire en UNE à une bataille de Damas décisive l’Armée Nationale Syrienne …
..a déjà activé sur le terrain son plan de reprise de la ville d’Alep aprés avoir réussi à reprendre celles d’Homs et Al Qusayr coupant l’approvisionnement en provenance d’Aasal au Liban des terroristes en déroute d’où l’implication du Hezbollah aux côtés de l’Armée Nationale Syrienne.

Pour le quotidien Le Monde on est en pleine redite de la « bataille de Tripoli » en Libye. En Une Le Monde publie une infographie intitulée « comprendre la bataille de Damas en 3mn » à partir d’éléments d’information qui ne sont déjà plus d’actualité.

L’Armée Nationale Syrienne a adopté une tactique consistant à avancer sur tous les fronts en même temps avec pour objectif de couper les lignes d’approvisionnement de l’ASL al Nusra al Qaeda.

A Al Qusayr reprise à l’opposition armée où subsistent quelques poches de takfiristes encerclés non approvisionnés l’Armée Nationale Syrienne vient de reprendre le contrôle de l’aéroport militaire de Daba’a situé prés de cette ville et poursuit les opposants armés qui fuient dans la campagne environnante.

La chaîne TV libanaise du Hezbollah, Al Manar, a publié des vidéos montrant les cadavres de nombreux opposants armés tués lors de la bataille pour reprendre cet aéroport qui a duré plusieurs heures. Certains de ces opposants ont été arrêtés et figurent parmi eux des étrangers.

L’aéroport de Daba’a est un point stratégique car il sépare les villes situées au Nord d’Al Qusayr de cette dernière. Cela permet aussi à l’Armée Nationale Syrienne de couper les lignes d’approvisionnement en armes en hommes et en argent venant de la ville d’Aasal au Liban.

L’implication du Hezbollah dans la bataille d’Al Qusayr aux côtés de l’Armée Nationale Syrienne – et non pas à la place de comme d’aucuns voudraient le faire croire – est proportionnel à la menace immédiate que représentaient les groupes takfiristes non seulement pour les civils peuplant les villages shi’ites situés à la frontière syro libanaise – côté syrien- déjà attaqués par les takfiristes mais aussi parce que la stratégie de la Resistance libanaise c’est de protéger la Resistance et ses lignes d’approvisionnement face au danger imminent sur la frontière Nord Est du Liban.

Le Hezbollah – dont le Secrétaire Général Hassan Nasrallah a publiquement déclaré sa participation aux côtés des forces de l’Armée Nationale Syrienne- visait à repousser ces groupes extrémistes de la frontière libanaise. Ces derniers se sont retrouvés pris en étau entre les combattants du Hezbollah et l’Armée Nationale Syrienne. L’objectif de la Résistance est aussi toujours aux côtés de l’Armée Nationale Syrienne d’empêcher le blocage de l’autoroute menant à l’aéroport de Damas l’encerclement de ses positions dans la Vallée de la Bekaa et par voie de conséquence la rupture de ses lignes d’approvisionnement.

L’implication d’Israël aux côtés de l’opposition armée inclus al Nusra al Qaeda depuis des mois – approvisionnement en armes, matériel high tech de communication, transmissions de renseignements militaires planification d’attaques ciblées contre l’armée syrienne ses systèmes de défense aérienne ses radars incluse la dernière attaque aérienne israélienne qui a impliqué au sol la collaboration d’opposants ASL/al Nusra- est l’une des raisons pour laquelle le Hezbollah a finalement décidé d’épauler l’Armée Nationale Syrienne.

Le Hezbollah tout comme l’Armée Nationale Syrienne ont le même ennemi présent via ses agents au Liban et en Syrie : Israël. En Syrie c’est le combat de la Résistance -celle du Hezbollah et celle du gouvernement de Bashar al Assad – à l’Axe colonial Américano sioniste qui utilise des mercenaires pour tenter de détruire la Syrie puis le Liban et l’Iran.

Que les US aient le culot d’exiger du Hezbollah qu’il retire ses combattants de Syrie alors même qu’eux mêmes via le Qatar l’Arabie Saoudite la Turquie ont approvisionné en hommes armes argent les opposants au gouvernement syrien actuel allant même jusqu’à faire condamner par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU -qui perd ainsi toute crédibilité – l’implication de combattants étrangers aux côtés de l’Armée Nationale Syrienne en dit long sur l’état de décrépitude morale mais aussi de grande faiblesse de celle qui se proclame « première puissance mondiale ».

Jusqu’à présent c’est la cohésion au sein même de l’Armée Nationale Syrienne – composée de conscrits – qui a empêché les défections et cette cohésion sort renforcée de l’implication directe d’Israël dans la guerre contre la Syrie qui dure depuis plus de deux ans.

Alors même que la bataille d’Al Qusayr s’achève avec la victoire de l’Armée Nationale Syrienne sur les hordes de takifiristes et autres « rebelles » « révolutionnaires » comme les qualifie le Monde et sa clique de Médias propagandistes qui mérite d’être poursuivi pour incitation à la guerre – voir Lois de Nuremberg- que la ville d’Homs berceau de la « révolution takifiriste » est tombée les forces armées syriennes ont déjà commencé leur bataille pour reprendre Alep dont une partie est aux mains des opposants armés depuis Juillet dernier.

L’Armée Nationale Syrienne a commencé à renforcer ses positions dans plusieurs zones entourant la ville du Nord de la Syrie avec pour objectif d’encercler les opposants armés et couper leurs lignes d’approvisionnement puis les attaquer et nettoyer la ville d’Alep de ces terroristes.

Homs et Alep constituent les plus importants gouvernorats de la Syrie après Damas. Alep s’est retrouvée en juillet dernier complètement submergée par des milliers de combattants qui a surpris à la fois le gouvernement syrien et les habitants de cette ville.

La ville d’Alep depuis le début de la guerre était restée majoritairement pro Assad. Sa chute aux mains des takfiristes et autres extrêmistes est due selon des sources gouvernementales syriennes à la trahison de l’ancien chef des renseignements militaires syriens à Hama, Mohammed Mufleh, rallié à la brigade Tawhid des Frères Musulmans anti Assad liée au Qatar et à la Turquie. Selon des sources militaires Mufleh a reçu une importante somme d’argent pour faciliter l’entrée de milliers de combattants dans la ville.

Les habitants d’Alep se sont majoritairement montrés hostiles à ces opposants armés qui ont massacré des familles entières loyales au gouvernement syrien et à la Syrie tel le clan Bazzi. Selon des sources militaires syriennes il y aurait quelque 20 000 combattants armés dans Alep.

Une fois la ville d’Alep reconquise ce sont les lignes d’approvisionnement venant de la Turquie qui seront décimées.

On comprend dés lors la fébrilité des « Amis de la Syrie » en premier lieu la France la Grande Bretagne les US la Turquie le Qatar l’Arabie Saoudite Israël pour saboter les tentatives russes de réunir une conférence dite Genève II en Juin et leur pression sur la Coalition Nationale syrienne qui a une nouvelle fois exigé le départ d’Assad avant toute négociation y rajoutant cette fois la fin de « l’invasion du Hezbollah et de l’Iran  » de la Syrie.

Les « Amis de la Syrie » cherchent maintenant pour empêcher qu’Alep ne soit reprise par l’Armée Nationale Syrienne à imposer une zone d’exclusion aérienne au Nord de la Syrie à partir de la Turquie l’Administration Obama ayant dit que toutes les options restent sur la table.

La Russie de son côté après l’annonce de la fin de l’embargo de l’UE sur la livraisons d’armes aux opposants d’Assad a réitéré son intention d’honorer ses contrats de livraison de S-300 à la Syrie. Le président syrien Bashar al Assad vient lui même de confirmer qu’une partie de ces systèmes de défense anti missiles se trouvaient déjà en territoire syrien et que le reste serait livré sous peu. Moscou envisage également de livrer d’autres armes de défense au gouvernement syrien.

La Russie s’oppose depuis le début de la guerre en Syrie contre toute intervention militaire étrangère et est bien décidée à peser de tout son poids non seulement politiquement diplomatiquement mais aussi dans le rapport de forces militaires au grand dam d’Israël dont le ministre de la défense Ay’alon a même été jusqu’à menacer d’attaquer les navires russes venant livrer les S-300.

Cette tension dans l’Est méditerranéen n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé en 1956 lors de la guerre du Canal de Suez lorsque la France et la Grande Bretagne ont tenté de renverser Nasser en Egypte poussant Israël à attaquer ce pays avec la semi débâcle que l’on connaît n’eut été l’intervention de dernière minute des US.

La violence, l’aventurisme, l’esprit dominateur du régime colonial juif sioniste son impunité font de lui « l’arme fatale » – pour lui-même – pour déclencher une guerre régionale au Moyen Orient qui aura des répercussions mondiales ne serait-ce qu’ économiquement ajoutant au marasme économique touchant déjà plusieurs pays de la zone euro.

Mais c’est peut être ce « chaos constructeur » que recherche les US qui « dirigent par derrière »tout ce qui se passe au Moyen Orient pour relancer leur économie et leur dollars à l’agonie.