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Washington Post : Assad toujours soutenu par les réfugiés .


 
 
Bachar al-Assad accueille une délégation d'hommes politiques libanais le 20 avril dernier

Au terme d’un reportage effectué auprès des réfugiés syriens au Liban, le journal américain The Washington Post en arrive à la conclusion que la plupart d’entre eux soutiennent le président syrien Bachar Al Assad.

Le journal évoque les cas d’un Syrien chiite et d’un  sunnite.
Le premier Badr Abbas, un ouvrier qui a quitté sa maison dans la capitale après avoir été détruite dans un pilonnage des forces gouvernementales, s’est réfugié à Baalbek.
« Al Assad, on le connait. Celui que vous connaissez est toujours mieux que celui que vous ne connaissez pas », dit-il. 

A l’instar de nombreux réfugiés comme lui, Abbas accuse la soi-disant « opposition » d’avoir détruit le pays et estime que les forces gouvernementales ont été contraintes de recourir aux pilonnages intensifs pour déloger les mercenaires étrangers.
«  Mon oncle a succombé dans un bombardement du régime mais ce n’était pas de sa faute », explique-t-il.
«  Partout où les terroristes se trouvent, les bombardements suivent », accuse Mohammad, un syrien sunnite de Damas, qui a refusé de dévoiler son nom de famille de crainte d’être puni par les mercenaires.

Il vit dans un deux pièces à Baalbek  avec 15 membres de sa famille.
«La soi-disant »opposition » se bat entre les maisons et dans les zones peuplées de civils. Ils (les insurgés, ndlr)  essaient de frapper les avions du régime de sorte que les avions ripostent », a rapporté Mohammad au Washington Post.

Un « expert » libanais pro-américain, Paul Salem, directeur du Carnegie Middle East Center à Beyrouth va dans le même sens. Selon lui, « de nombreux Syriens, à l’intérieur comme à l’extérieur de la Syrie, préfèrent  maintenir leur soutien au régime parce qu’ils préfèrent l’idée de ce  gouvernement unitaire à un gouvernement à majorité sunnite dirigée par des islamistes».
«Ils favorisent la stabilité à l’instabilité et accusent les « rebelles » de l’avoir minée », ajoute-t-il.